Vulnérabilité

L’autre jour je ne savais pas quoi regarder sur Netflix et je suis tombée sur un documentaire, que je qualifierais plutôt de conférence, s’intitulant L’appel au courage de Brené Brown. (oui, c’est en anglais, t’avais qu’à écouter à l’école!)

De quoi nous parle notre bonne Brené? De vulnérabilité. Et j’ai complètement adhéré à son idée.

La vulnérabilité, c’est moche dans notre inconscient collectif. On nous apprend à être fort, à ne pas montrer nos sentiments parce que c’est pas bien et que ça donne à l’autre du pouvoir sur nous et qu’être vulnérable c’est être faible. Moui, d’accord. Mais alors, finalement, celui qui a le courage de montrer ses sentiments n’est-il pas justement plus courageux que celui qui les cache? Haha!

J’ai forgé ma carapace sur cette fausse idée qu’il faut toujours tout garder pour soi, qu’il ne faut pas pleurer devant les autres, qu’il ne faut pas montrer ce qu’on ressent. Ça, c’était avant. Un beau jour, je me suis trouvée dans une situation où j’ai fait part de mes sentiments à quelqu’un. Je tremblais, je bafouillais et je me sentais un peu débile sur le moment mais une fois lancée, je ne m’arrêtais plus. Et finalement, le fait d’être honnête l’a touché et il m’en a reparlé un an plus tard. Moi, je me sentais beaucoup mieux juste après. Fière et libérée d’un poids. C’était la première fois de ma vie que j’osais me montrer vulnérable!

Une amie à moi m’a raconté un jour qu’elle avait avoué ses sentiments à son crush. Qu’elle ne savait pas comment ni pourquoi mais elle avait tout balancé. La première chose que je lui ai répondu a été : « Respect meuf, t’as de grosses corones! ». Parce que oui, si on réfléchit bien, celui qui montre sa sensibilité, qui se laisse voir vulnérable par les autres porte effectivement ses couilles! Plus que celui qui fait semblant de ne rien ressentir, à mon avis.

Plus récemment, j’ai revu un homme qui a beaucoup compté pour moi mais avec qui ça s’est très mal fini. Plus d’un an sans nouvelles et sans se croiser. Un soir, après un resto entre copines, je l’aperçois au loin. Je le reconnais à plus de 100 mètres, dans la nuit (de dos avec un sac plastique sur la tête!). Et je dois passer devant lui pour retourner à ma voiture. Au début, je pense que tout va bien se passer, je lui ferais juste un petit signe de la main poliment et merci, aurevoir. Et puis une fois que nos regards se croisent, je fais un petit signe de la main très fébrile. Et je tremble. Et j’ai le palpitant qui s’emballe comme après un rail de coke. L’amie qui m’accompagne ne m’avait jamais vu dans cet état et tente de comprendre ce que moi-même je ne comprends pas. Elle me psychanalyse sur le chemin du retour, tâchant de faire sortir les mots de ma bouche alors que je suis encore sous le choc de ma propre réaction, le regard affolé et le cerveau qui ne commande plus rien. Celui pour qui je pensais avoir évincé tout sentiment me rendait fébrile. Comment était-ce possible? Aucune idée. Le coeur a ses raisons que la raison ignore s’applique parfaitement ici!

Après avoir raccompagné mon amie, je suis rentrée chez moi. Et je n’ai pas réfléchi, je me suis juste dit que s’il me faisait encore cet effet, il fallait qu’on se voit. Je lui ai donc envoyé un message pourri, m’excusant de ne pas m’être arrêtée. C’était histoire de tâter un peu la température. Comme il ne m’a pas envoyé chier comme une bouse, je lui ai alors avoué que ça m’avait fait bizarre de le revoir et j’ai développé les symptômes cités précédemment. Chose que je n’aurais jamais fait auparavant, trop fière pour avouer qu’après tous les événements et tout ce temps, je ressentais encore quelque chose pour lui. (J’en étais la première surprise, tu t’en doutes!)

Ce soir là, j’ai osé me montrer vulnérable. Peut être que c’était plus simple parce qu’il me connaissait déjà, mais je n’aurais jamais ô grand jamais pu faire cette démarche il y a quelques mois de ça. J’ai pris le risque qu’il me rejette ou qu’il ne ressente pas la même chose. Et j’ai bien fait puisque cet homme, c’est Chéri! ^^

Tout ça pour dire que parfois, montrer aux autres ce qu’on ressent est peut être plus bénéfique, en tout cas pour nous, que de tout garder secret parce qu’on a peur d’être rejeté ou de souffrir. La vulnérabilité n’est pas une faiblesse, c’est peut être même un atout!

4 commentaires sur “Vulnérabilité

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s