Let it be

Avant, quand je rencontrais un gars, je voulais que tout aille très vite parce que sinon je me posais trop de questions et je stressais. Impatience devenait mon second prénom. Et comme tu le sais, ça ne fonctionnait pas!

Ceci dit, j’ai quand même vachement évolué. Installe-toi, je te raconte…

J’ai bu un verre avec l’ami d’une amie. Ça c’est fait comme ça, par hasard et sur un coup de tête, en totale improvisation. C’était la semaine dernière. Depuis, on se tchatche. Et on s’est pas revu. Mais on tchatche. Régulièrement.

L’ancienne version de moi-même se serait posée 300 000 questions, aurait écrit 400 articles sur le pourquoi et le comment en concluant que c’était un con, aurait demandé l’avis du public, fait l’appel à un ami et le 50/50, aurait élaboré des plans du genre passer par inadvertance devant son boulot (ce qui m’aurait valu de longues recherches pour trouver le lieu de travail!), et puis aurait fini, au bout de quatre jours par ne plus répondre ou juste répondre très brièvement (ou peut être même l’envoyer chier, selon la période du mois!) et se dire « il en a rien à foutre de moi, je ne suis qu’une merde! ». Parce que l’ancienne version de moi voulait aller vite pour connaitre la suite et avait besoin de contrôle (et n’avait aucune confiance en elle, de toute évidence!).

La nouvelle version de moi a commencé à se poser des questions mais s’est arrêtée aussi sec. Parce que la nouvelle version de moi a fait fermer sa gueule à l’ancienne version a compris que ça ne sert à rien, en fait. Parce que je peux pas contrôler ce que pense ce garçon. Par contre je peux contrôler mon mental! Et au lieu de me faire des films et des plans sur la comète, à imaginer le pire et le meilleur en l’espace de 4 secondes, je peux juste laisser faire le truc. Genre, juste voir comment ça évolue et si ça évolue. Si j’ai envie d’envoyer un message, j’envoie un message. S’il m’en envoie un, ça me fait plaisir. Et advienne que pourra! (Oh putain mais c’est simple en fait!)

Non, parce que je me rends compte quand même que j’ai passé beaucoup trop de temps à me poser des questions et à essayer d’anticiper pour rien dans le passé. Et au final, ça n’avait pas fait avancer les choses. Et ça m’avait beaucoup prit la tête. Trop. Pour rien. Et j’ai décidé d’arrêter de me prendre la tête. Alors ma nouvelle devise c’est one day at a time. Comme les addict en sevrage, oui. Mais ça fonctionne pour tout.

C’est bien d’arriver à presque 32 ans et comprendre ça! Mieux vaut tard que jamais! (Et je suis assez fière de moi quand même!)

5 commentaires sur “Let it be

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